Ce qui se passe dans la cave reste dans la cave!

Nous y voici donc, dans cette fameuse cave! LA CAVE du Trécarré! Celle-là même où nos vaillants proprios ont passé le plus clair de leur temps ces derniers mois et ces dernières semaines. Celle qui draine toute l’énergie et qui fait passer des nuits blanches. Celle qui semble engouffrer les gars – et en particulier Marc et Pascal – des journées entières. GLOUP!

 

Des appels pour les gars? Ils sont dans la cave.

Des amis passent les saluer? Ils sont dans la cave.

Une question à leur poser? Ils sont dans la cave.

 

Une commande? Quelque chose de brisé? Une question sur le menu? Il manque de glace?

À la cave, à la cave, à la cave!

 

Un baril de bière à changer? Si ça tombe bien! Les gars sont dans la cave!

Mais ne vous en faites pas, on ouvre parfois la trappe pour leur lancer quelques morceaux de jerky et leur donner à boire…

 

Une petite visite guidée

Cette fameuse cave. Suivez-moi, je vous y amène! Je descends l’escalier en colimaçon, enjambe les caisses de vin et les coffres d’outils, traverse la porte vitrée et me trouve devant ce qui semblait impossible il y a à peine quelques mois : une salle de brassage en bonne et due forme.

Et quand je dis impossible, vous me comprendrez si vous avez visité ladite cave avant le commencement des travaux. On ne pourrait pas vous en vouloir d’avoir trouvé un peu saugrenue l’idée d’y brasser de la bière un jour. Mais les quatre entrepreneurs ne sont pas seulement rêveurs, ils sont de fameux castors bricoleurs et ils ont relevé avec brio le défi que constituait le fait de créer une salle de brassage dans un si petit espace.

Trônent donc devant moi six fermenteurs, dont quatre de 500 litres et deux de 1000 litres, deux cuves de garde, une de 500 litres et une autre de 1000 litres, une bouilloire, une cuve de glycol, une cuve d’empâtage et une panoplie d’autres composantes tout en stainless, dont je peux seulement dire pour l’instant… qu’elles sont en stainless. Je vais aux infos et je vous en parlerai plus en détails dans un prochain article. Nous deviendrons ensemble de grands connaisseurs en matière de brassage de bière.

Entretien avec un brasseur

Dans une entrevue très sérieuse avec un des propriétaires, qui pour l’occasion était remonté d’un étage, nous avons appris que les défis les plus importants dans le fait « d’être pogné dans une cave » (et ce sont là ses mots!) ont été les suivants :

– Entrer l’équipement. En fait, on pourrait aussi traduire par « ouvrir les murs et le plancher et refermer le tout à temps pour l’ouverture de la microbrasserie à l’étage principal ».

– Penser à un monte-charge et le mettre en place parce que des barils de 150 livres dans les marches, « ça tombe dans le dos » (ça aussi, ce sont ses mots!). Pour voir le monte-charge en question, cliquez ici.

– Ne pouvoir brasser que des cuvées de 500 litres à la fois en raison de la grosseur des cuves qu’il était possible de faire entrer en bas.

-Trouver de l’espace de rangement dans ce qu’il reste comme espace disponible.

– Descendre et remonter plusieurs fois par jour le petit escalier en colimaçon. Ça, il ne m’a pas dit ça, mais je vous jure qu’il est quelque chose, l’escalier!

 

Entretien avec un inspecteur

Donc, après avoir magasiné les cuves sur Internet, les avoir commandées, avoir espéré qu’elles ne se perdent pas entre la Chine et Saint-Côme, avoir espéré que le chauffeur soit capable de reculer avec l’immense cargaison dans la minuscule entrée de cour et avoir appelé un chauffeur de St-Côme parce que le chauffeur de la ville n’a pas été capable de reculer l’immense cargaison dans la minuscule entrée de cour, les cuves tant attendues ont fini par prendre place au sous-sol.

livraisonQu’est-ce qu’on fait après tout ça? On monte le tout minutieusement – de jour comme de nuit – on oublie de manger, on dort sur la banquette du resto à quelques reprises et on attend la visite de l’inspecteur de la Régie des alcools, des courses et des jeux.

Ce dernier est passé début septembre. Il reste maintenant quelques petits ajustements à faire et Trécarré Microbrasserie aura son permis pour brasser de la bière à Saint-Côme. Si tout va comme prévu, cela se fera d’ici quelques semaines.

Les gars ont regagné leur lit, ont recommencé à manger autre chose que du jerky et s’en sont sortis avec à peine quelques cheveux blancs en plus. Tout un contrat cette salle de brassage au sous-sol quand même!

La prochaine fois que vous demanderez à parler à l’un des proprios et qu’on vous dira qu’il est au sous-sol, ce sera probablement parce qu’il est ENFIN en train de brasser de la bière.

Et on célèbrera en la buvant.

Cheers!

Mélanie Marion

Rédactrice

Trécarré Microbrasserie

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